On ne sait pas très bien qui a décrété que le PIB, cet indicateur économique qui mesure la valeur des biens et des services, devait ne pas prendre en compte le rêve, cet authentique « produit intérieur brut » si précieux, si mystérieux qu'aucune peuplade, qu'aucune culture n’a songé à le reléguer au rang de quantité négligeable.
 

Pour notre part, nous tendons la perche, le micro et la webcam pour une (ré)création collective. L’idée est simple : collecter des récits de rêves (ceux que l’on fait la nuit aussi bien que le jour) pour les recycler dans un long métrage, qui au fur et à mesure des contributions se développera pour atteindre la durée d’une rotation terrestre.

Pour apporter votre  contribution à ce projet aussi beau que la muraille de Chine - mais sans le côté m’as-tu-vu - il vous suffit  d’enregistrer un message qui donnera l’envie à un autre rêveur (professionnel, amateur ou novice) d’exprimer à son tour de quel rêve il se chauffe.

Ainsi s'assemblera progressivement 24 HEURES DÛMENT SONGES, film-pachtwork qui selon toute vraisemblance ne sera pas diffusé dans les salles de cinéma. Il n’est pas davantage certain que cette production pourra être consommée cul-sec, après avoir été découpée en épisodes pour se prêter au jeu du binge watching. Peu importe, car ce qui (nous) importe est que le rêve nous visite. Et que nous puissions être en mesure de visiter nos rêves.

 

Le 15 novembre 2019

DéLUJE, comète exopoétique née de la dernière éclipse

 


La galerie des rêves